Chronologie · Les premières années L'infirmière, puis la patiente : quand le corps parle plus fort que les ordonnances
En 2018, je suis diplômée infirmière d'État. C'est une évidence : j'ai toujours aimé être au service, rassurer, expliquer, rendre l'accès aux soins plus humain. En 2020, je me spécialise en santé au travail : prévention, accompagnement des salariés, repérage des souffrances invisibles… Ce métier me nourrit, il me correspond.
Mais parallèlement, dans ma vie de femme, quelque chose d'invisible s'installe. Des douleurs cycliques que l'on minimise d'abord. Des foyers d'inflammation qui reviennent. Des parcours multiples dans les salles d'attente. J'apprends avec le temps à nommer :
- L'endométriose, avec ses cycles de douleurs imprévisibles et son lot d'examens, d'hormonothérapies, d'interrogations.
- La maladie de Verneuil (hidradénite suppurée), elle aussi chronique, douloureuse, impactant le quotidien à long terme.
J'étais soignante d'un côté, et de l'autre, je vivais ce que vivent tant de femmes : des mois à être « prise en charge » mais pas toujours écoutée, à essayer tous les protocoles sans jamais vraiment me reconnaître dans les solutions proposées. — Axelle